Renouee du Japon

Un problème en devenir, de la renouée telle que celle-ci vue au bord de la Loire à proximité de la plage à Jargeau

La renouée du Japon, dont le nom latin est Reynoutria japonica (ou Fallopia japonica), est une plante invasive originaire d’Asie. Elle a été introduite en Europe au XIXᵉ siècle pour ses qualités décoratives.
Cependant, son expansion rapide a rapidement posé de nombreux problèmes. Cette plante se développe grâce à des racines souterraines très résistantes, appelées rhizomes qui peuvent s’étendre sur plusieurs centaines de mètres sous la surface du sol. La partie aérienne de la plante peut mesurer 3 m de haut. Ses tiges sont droites, creuses et ressemblent un peu à du bambou. Ses feuilles sont larges, en forme de cœur ou de triangle.

tiges de Reynoutria japonica
Des tiges denses

Sur le plan écologique, cette plante menace fortement la biodiversité. Elle pousse très vite et forme des zones très denses qui empêchent les autres plantes locales de pousser normalement. La disparition de la flore locale a des conséquences sur la faune. En effet, les insectes, les oiseaux et d’autres animaux perdent leur habitat naturel et les écosystèmes sont alors déséquilibrés durablement.

La renouée du Japon pose surtout des problèmes le long des cours d’eau et donc de la Loire. Certaines berges en aval de Roanne ne sont plus accessibles. La renouée remplace toute la végétation basse dans les forêts bordant la Loire comme dans la Gravière de Matel au nord de Roanne. En amont de Nevers, des zones plus sporadiques envahissent peu à peu les berges. Après Nevers, la colonisation reste encore très restreinte mais des morceaux de tiges tombés dans l’eau peuvent facilement s’enraciner en aval.

En hiver, les tiges sèchent et laissent le sol sans protection ce qui favorise l’érosion des berges et augmente les risques d’inondation.

Cette plante est très difficile à éliminer en raison de ses rhizomes puissants. Même un petit morceau de racine ou de tige peut repousser. Les méthodes de destruction sont longues, coûteuses et parfois polluantes.

Il est donc essentiel de limiter sa propagation grâce à la prévention, l’arrachage, le fauchage systématique et à l’information des populations.