Recycler c’est bien, réparer c’est mieux!
Les déchets électroniques de France suivent plusieurs destinations, encadrées normalement par une réglementation stricte.
D’abord, la majorité reste sur le territoire français. En France, les DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) sont collectés en magasin, en déchetterie ou via des points dédiés.

Ensuite, les appareils sont envoyés vers des centres de traitement situés principalement en France ou dans d’autres pays de l’Union européenne. Là, ils sont dépollués (retrait des substances dangereuses comme le mercure ou les gaz frigorigènes), puis démontés et recyclés. Les métaux (acier, cuivre, aluminium) sont réinjectés dans l’industrie.
Cependant, une partie des équipements suit un autre parcours. Certains appareils encore fonctionnels sont exportés comme matériel d’occasion vers des pays d’Afrique ou d’Asie.
Le problème apparaît lorsque des déchets non fonctionnels sont exportés illégalement sous couvert de « seconde main » vers le Ghana, le Kenya ou le Nigeria notamment. Ces déchets électriques et électroniques sont traitée par des travailleurs informels. Ils récupèrent à la main les composants précieux (cuivre, aluminium, or) souvent sans protection, en brûlant ou en démontant les appareils de manière artisanale. Cela libère des substances toxiques dans l’air, les sols et l’eau, affectant la santé des populations et l’environnement.

Heureusement, aujourd’hui, les contrôles douaniers se sont renforcés pour limiter ces exportations illégales. La traçabilité des déchets s’améliore grâce à des systèmes de suivi plus stricts.
La meilleure manière de limiter nos déchets électroniques est d’éviter d’en créer. Arrêtons de vouloir le dernier appareil à la mode. Il faut surtout tenter de réparer nos objets électroniques plutôt que de les jeter.
L’argument économique« Ça ne vaut pas le coup » ne tient pas toujours quand on réfléchit aux conséquences environnementales de nos choix.
